jeudi 12 octobre 2017

Auguri!

Au plus près, menés loin...
Dessin présenté ce soir au cabinet d'amateur pour l'exposition collective à grand monde qui fête les dix ans de la galerie, rue de la forge royale, Paris XI.

Vernissage ce soir à 18 heures....

jeudi 5 octobre 2017

On a marché sur Mars!




Marché de créateurs ce dimanche avec, comme toujours, de nouvelles sérigraphies, badges, quelques tote bags sortis du placard et l'occasion d'échanger deux mots voir plus.






samedi 26 août 2017

Attention, ceci est une réclame

Dernière sérigraphie " Lassés de nous être si longtemps fait la guerre on a fini par se décorer nous même" , réalisée par la fanzinothèque de Poitiers en 40 exemplaires ( 40 x 40), par correspondance ou en mains propres sur paris.


80 euros plus port ici ou là: fredlechevalier75020@gmail.com




vendredi 28 juillet 2017

A ras bord

Ca fait longtemps qu'on ne s'est pas écrit, ça ne veut pas dire que tout va rien , au contraire mais tu sais, le temps...C'est relatif le temps, je crois que je l'ai vécu beaucoup ces temps ci, moins raconté sans doute.

Pourtant plein de choses, je suis allé à Londres, c'était beau Londres, c'était libre. J'ai été invité dans des écoles , quand tu te poses la question du "pourquoi?" , de ce train-train  qui s'est mis en place le retour d'enfants c'est une belle locomotive. On en parlera de tout ça, promis, juré, craché.



Je suis allé à droite, à gauche, plutôt à gauche, voir la montagne aussi, on ne parlera. Je suis chez moi à Angoulême, là ,c'est pendant, maintenant et puis je suis allé à Poitiers aussi.



Poitiers c'était chez moi, les études, quelques belles années et des moments sordides comme on a tous au fond de son sac. Boulot et des moments jolis, des moments pourris, j'ai touché le fond là bas, j'ai failli tomber d'un toit et j'ai atterri sur une feuille blanche. Je me suis mis à dessiner là bas, un jour, dans un parc, un personnage dans une armure  le premier jour. 

Ca ne me parle pas quand on me questionne sur les "projets" , la démarche, les problématiques, le "c'est bien pour ton image" parce que mon lien au papier plus important et simple que ça. Je me suis mis à dessiner parce que c'était oublié, comme on dépose de l'intime dans un journal sauf que les images ont ce grand luxe qu' on peut les montrer en s'exhibant bien moins qu'avec des mots.Même quand elles sont sales elles ne puent pas. Alors j'ai dessiné, comme on sculpte, peint, photographie, colle, à sa façon, avec ses limites, son champ du possible où semer et j'ai montré.Il s'est passé des trucs et j'ai eu envie-besoin que ça continue.

A Poitiers il y a une institution qui se nomme la fanzinothèque. La fanzinothèque regroupe et donne accès à des fanzines du monde entier mais surtout français de maintenant comme d'hier, dans tous styles. Là aussi il s'agit de gens qui font des trucs. Avant et après le net le fanzine c'est un journal de papier, photocopié avec les moyens du bord. Mise en page digne d'un journal ou gribouillage chaotique le fanzine raconte, avec des bouts d'humain dedans et se diffuse plus qu'il ne se vend. Faites passer c'est présent...La fanzinothèque fais passer le présent et le passé.

J'ai eu mon fanzine il y a une vie , micro culture de la secte hardcore, labellisé straight edge à l'époque, plein d'envies et de débordements. J'aurai du me relire cent fois , au moins une, avant d'écrire tant de choses mais j'aurai dû, n'a jamais grand chose à dire d'intéressant au fond, c'est fait.



Lionel c'est un lien avec tous ces mots. On s'est connus adolescents, je suis parti en tous sens, rentré, sorti, dedans dehors,jamais au bout, mille détours lui il a suivi la ligne. Lionel c'est un ami de seconde,l'année où j'intégre le lycée avec des piques sur la tête, un cuir sur un visage à qui on donnerait treize ans. Trois mois plus tard j'ai le crâne rasé, des chemises à carreaux, des survets et des baskets et je ne sais plus si on m'appelle encore "p'tit fred".



On s'échange des disques, des cassettes, il me fait découvrir davantage la cold, complétement l'indus, du punk, sa grande culture. Les musiques sombres me font peur , je m'en écarte, je sens que ça caresse mes monstres. Je vais vers du punk évolué", américanisé ou post destruction. Il me fait écouter einsturzende j'achète " Flex your head","rapsodie" j'apporte slapshot,youth of today...wake up and live...




On est dans un angle du lycée, j'ai oublié presque tout, pas que c'était bien. Un ami m'a dit brillamment que quand "on avait vingt ans si l'un d'entre nous avait dit que son but était de devenir célèbres on se serait tous foutus de sa gueule". Dans le punk et tous ces enfants , qu'ils le renient ou non il y a, avait, aura cette envie de transmettre, de bâtir, des îlots, des moments, vivre. C'était avant les selfie, ca ne veut pas dire que rien n'était selfish.

Je suis revenu à Poitiers tout à l'heure, il y a quelques semaines invité par Lionel le brillant devenu disquaire pour exposer à la fois au transat (sa boutique) et à la fanzinothéque dont il partage les locaux. J'ai mis au moins dix secondes à dire oui mentalement tellement c'est la classe d'être là. Ensuite reste à trouver le lien et le contenu.



Je n'aime pas exposer souvent, ça doit être une fête, on y met quelque chose et puis on se replie, comme en amitié, comme en amours, dedans-dehors. Il faut trouver , trouver une surprise, un angle , un changement.



Une semaine avec des rouleaux de papier (trop bien sur, on ne se refait pas donc j'ai apporté de quoi faire 25 fois le maximum du nécessaire) et des souvenirs, des disques, des dessins de toute ma vie, des photos de fanzine pour installer des bouts de moi et des autres dans la vitrine du lieu.Le titre a été "Te souviens tu de demain?" comme un lien entre les envies, les goûts les choix d'hier et d'aujourd'hui.



Une semaine à poser, découper, tâtonner, avancer avec des discussions, des gâteaux ( toujours trouver une pâtisserie rayonnante , toujours). Une semaine pour poser du plat, suspendre des personnages comme un monde austère ( si on pensait politique on dirait capitalisme) et puis un autre ,central qui leur échappe, qui leur dit merde, qui se dit oui.



 Je ne sais pas combien de noms j'ai mis dedans. Il y avait silvia la sirène rousse italienne qui m'a aidé à préparer des briques de papier, mes parents à qui j'ai mis des clins d'oeil qu'ils ne verront pas, Vincent ami des années punk,oi, hardcore et consorts, Sébastien le gersois qui m'a encouragé au dessin, mes muses,en photo lui aussi, Momo qui porte ce personnage tatoué sur un mollet et d'autres, des personnes, des segments, une vie. 




La fanzinothèque c'est aussi un atelier de sérigraphie, je suis reparti avec avec une sérigraphie crée là bas, quelque chose de posé, c'est toujours beau les traces.

Du volume, j'ai ajouté du volume par dessus avec du carton plume sur le plat et ca m'a fait rêver d'une installation géante un jour. Se poser pour la première fois de façon fixe dans un lieu ça permet de creuser, encore creuser.

Le résultat...je ne sais pas ce qu'il racontera le résultat, je ne sais pas ce qu"on y a vu mais ce que j'y ais mis me remplit à ras bord.

Merci....







jeudi 1 juin 2017

Jour du jour

D'aujourd'hui à dimanche je suis tout près du canal st martin pour un marché de créateurs avec sérigraphies sur papier,badges avec épingles, sacs pour enfants et autocollants pour ce que vous voulez.
You're welcome







jeudi 30 mars 2017

Clap de fin

Cette semaine c'était la fin de la fin de tout ce que j'ai pu faire avec le bon marché. Je suis allé rencontrer une classe de l'école Kusse à qui j'ai offert quelques personnages imprimés sur carton . Je n'étais jamais allé là bas, ils ont eu la gentillesse de recueillir un de mes personnages de papier donc ça m'aurait semblé bien froid de ne pas là bas.

En bon parisien d'adoption je ne franchis jamais la barrière invisible. Le treizième j'y allais pour me faire couper les cheveux dans un salon viet chaleureux comme une épicerie sauf que des cheveux...J'en ai plus , des drames ridicules les ont offert à des prénoms féminins. Le treizième c'est terra incognita désormais.



Je dirais bien que le treizième ce n'est pas comme on croit, qu'il n'y a pas que des asiatiques mais avec la mort d'un père de  famille d'origine chinoise il y a peu qui fait deux lignes dans les journaux, les manifs passées sous silence et le torrent de vannes racistes autour des nems et autres joyeusetées post coloniales je vais laisser ma part aux leebs.

C'est un beau bâtiment, grand, années trente , je ne sais même plus pourquoi je l'ai trouvé beau d'ailleurs, les plafonds hauts sans doute et des briques, les briques c'est la vie et l'exotisme aussi un peu pour un charentais.

Je ne fais jamais de discours aux enfants, je me présente, j'envoie des photos et je laisse venir les questions et les exclamations. Elles viennent sur le grand, le très grand format, sur les monstres, les masques. On les laisse venir et on rebondit dessus, paisiblement, c'est toujours paisible avec les enfants.



Je crois que les adultes ne m'ont jamais que fatigué, depuis que je fais du dessin c'est peut être pire parce qu'il y a toujours ces sous entendus ou affirmations sur la motivation, les supposées pensées carriéristes, les clans, toutes ces conneries sales. Avec les enfants, je me le répète à chaque fois, on parle de s'amuser, de procédés, ça roule et même ils disent merci ici.

Quand je quitte une école j'ai envie de faire davantage , plus. Un peu comme lorsque j'ai vu le sujet passé sur TV monde il y a peu, l'équipe a été si souriante et attentive que ça se voit un peu à l'image je crois et quand je l'ai vu je me suis trouvé triste, nasillard mais j'ai eu envie de faire, de ce pas grand chose qui fait que je peux venir au monde  et donner-recevoir quelque chose.



Faire, après l'école je cherche un lieu à clin d'oeil. ce sera un pont tout proche. Le gérant du café d'en face sort, traverse la rue et m'apostrophe " chef, tu mets quoi là parce qu'on me met plein de tags?". Il regarde et me donne l'autorisation, l'autorisation, c'est fou comme un mur froid peut avoir de nombreux propriétaires.

Plus loin un passant me désigne un immeuble de dix étages en me disant que c'est à lui. Il m'appelle "monsieur"comme il me cracherait "connard" au visage et lui aussi il veut voir et approuve. C'est juste qu'on ne sait plus se parler au fond mais est ce qu'on a su le faire un jour? Il faut comprendre aussi, sur les murs en ce moment il y a ces hommes en complet cravate et cette femme. Ils sont partout, ils sourient comme on crierait et ca descend bas, toujours plus bas. Le passant anonyme il croit parfois que je maqueronnise, que je banqueroute, que je fillonise, non , non je sème, je m'attache à des minutes, rien que ça. On devient tous poujadistes alors on voit des ogres partout.

Le métro m'avale, je ne suis plus là.


mardi 7 mars 2017

Quand le silence s'est tu...


C'est quand le silence s'est tu que les oiseaux se sont mis à chanter