jeudi 1 juin 2017

Jour du jour

D'aujourd'hui à dimanche je suis tout près du canal st martin pour un marché de créateurs avec sérigraphies sur papier,badges avec épingles, sacs pour enfants et autocollants pour ce que vous voulez.
You're welcome







jeudi 30 mars 2017

Clap de fin

Cette semaine c'était la fin de la fin de tout ce que j'ai pu faire avec le bon marché. Je suis allé rencontrer une classe de l'école Kusse à qui j'ai offert quelques personnages imprimés sur carton . Je n'étais jamais allé là bas, ils ont eu la gentillesse de recueillir un de mes personnages de papier donc ça m'aurait semblé bien froid de ne pas là bas.

En bon parisien d'adoption je ne franchis jamais la barrière invisible. Le treizième j'y allais pour me faire couper les cheveux dans un salon viet chaleureux comme une épicerie sauf que des cheveux...J'en ai plus , des drames ridicules les ont offert à des prénoms féminins. Le treizième c'est terra incognita désormais.



Je dirais bien que le treizième ce n'est pas comme on croit, qu'il n'y a pas que des asiatiques mais avec la mort d'un père de  famille d'origine chinoise il y a peu qui fait deux lignes dans les journaux, les manifs passées sous silence et le torrent de vannes racistes autour des nems et autres joyeusetées post coloniales je vais laisser ma part aux leebs.

C'est un beau bâtiment, grand, années trente , je ne sais même plus pourquoi je l'ai trouvé beau d'ailleurs, les plafonds hauts sans doute et des briques, les briques c'est la vie et l'exotisme aussi un peu pour un charentais.

Je ne fais jamais de discours aux enfants, je me présente, j'envoie des photos et je laisse venir les questions et les exclamations. Elles viennent sur le grand, le très grand format, sur les monstres, les masques. On les laisse venir et on rebondit dessus, paisiblement, c'est toujours paisible avec les enfants.



Je crois que les adultes ne m'ont jamais que fatigué, depuis que je fais du dessin c'est peut être pire parce qu'il y a toujours ces sous entendus ou affirmations sur la motivation, les supposées pensées carriéristes, les clans, toutes ces conneries sales. Avec les enfants, je me le répète à chaque fois, on parle de s'amuser, de procédés, ça roule et même ils disent merci ici.

Quand je quitte une école j'ai envie de faire davantage , plus. Un peu comme lorsque j'ai vu le sujet passé sur TV monde il y a peu, l'équipe a été si souriante et attentive que ça se voit un peu à l'image je crois et quand je l'ai vu je me suis trouvé triste, nasillard mais j'ai eu envie de faire, de ce pas grand chose qui fait que je peux venir au monde  et donner-recevoir quelque chose.



Faire, après l'école je cherche un lieu à clin d'oeil. ce sera un pont tout proche. Le gérant du café d'en face sort, traverse la rue et m'apostrophe " chef, tu mets quoi là parce qu'on me met plein de tags?". Il regarde et me donne l'autorisation, l'autorisation, c'est fou comme un mur froid peut avoir de nombreux propriétaires.

Plus loin un passant me désigne un immeuble de dix étages en me disant que c'est à lui. Il m'appelle "monsieur"comme il me cracherait "connard" au visage et lui aussi il veut voir et approuve. C'est juste qu'on ne sait plus se parler au fond mais est ce qu'on a su le faire un jour? Il faut comprendre aussi, sur les murs en ce moment il y a ces hommes en complet cravate et cette femme. Ils sont partout, ils sourient comme on crierait et ca descend bas, toujours plus bas. Le passant anonyme il croit parfois que je maqueronnise, que je banqueroute, que je fillonise, non , non je sème, je m'attache à des minutes, rien que ça. On devient tous poujadistes alors on voit des ogres partout.

Le métro m'avale, je ne suis plus là.


mardi 7 mars 2017

Quand le silence s'est tu...


C'est quand le silence s'est tu que les oiseaux se sont mis à chanter

lundi 6 mars 2017

Au vingtième siècle






C'était le vingtième siècle, nos musiques et nos mots, parlaient de nos vies, de nos identités d'un jour ou de toujours.

 Châteaux de sable ou places fortes c'était avant, avant qu'on nous fasse croire qu'il faudrait devenir un nombril riche et heureux, tendant miroir alentours. 


Avant c'était pendant.


jeudi 2 mars 2017

Je ne suis pas têtu mais ...

Je ne suis pas têtue, pas vraiment, j'ai juste quelques idées fixes. Vendredi dernier j'ai dessiné quelques personnages empruntés à l'image de la musique tradit(oi)nelle banlieusarde pour faire un clin d'oeil aux mythiques RAS ,reformés et à l'affiche au Gibus, lieu de mémoire parisienne.






Le dessin est collé là , à République. Ca ne servira à rien parce que sur ce mur là il y a un revêtement anti qui chasse tout. Mais de toute façon...rien ne sert à rien à part ce qu'on se donne qui nous fait croire à la vie et à un instant. Rien ne sert à rien à part ce qui fera croire à quelquun en la vie et un instant.




Après le concert un personnage s'est envolé, pas tout seul, forcément, une main a cru voir sa propriété et l'a emporté dans une maison loin des murs. Il n'y a pas mort d'homme, juste envol de papier. Quand même ça pique un peu alors le lendemain il revient et moi avec.


                                                             Photo Sylvain Borsatti



Je ne suis pas têtu, je ne ferai jamais la couverture, je manque de pectoraux, mais...Le pied joyeux je suis allé.

Deux jours plus tard la belle D. ,à qui j'ai raconté la mini histoire passe par là m'envoie une autre photo encore, encore il manque du monde, moins deux cette fois, il n'en reste plus qu'un d'origine...


Je ne suis pas têtu mais joueur un peu peut être. Ca ne sert à rien, tout partira et moi après alors, je ne suis pas têtu mais fidèle à des "rêves et des serments", comme dans la chanson "comment pourraiit il en être autrement"?

Le monsieur qui dort en dessous me demande gentiment de faire attention à ne pas salir, on fait attention, c'est du propre. Il manque encore une chaussure mais c'est comme pour nous tu sais, on ne répare pas totu mais quand on fait avec c'est plutôt pas mal.








lundi 27 février 2017

On aurait voulu choisir la facilité mais c'était trop compliqué


dimanche 26 février 2017

Tout à signaler

Vendredi c'était le dernier jour d'ouverture de mes imprimeurs de lasergraphie avant le concert de RAS au gibus avec de petits points entre les lettres comme rien à signaler ( devenant "tout à signaler" à la fin du morceau éponyme et éponyme permet de se sentir intelligent à peu de frais).




R.A.S, groupe assez mythique de banlieue des années 80, des prolos blancs faisant de la Oi / punk à la française à une époque où cela n'existait pas et où l'on prenait bien vite tout skinhead pour un raciste bas de front. Les premiers skinheads existent en angleterre à la fin des années 60, ni héros ni zéros ce sont des prolos, revendiquant leur lien à la classe ouvrière, s'opposant aux hippies, cultivant l'esprit de bande, un certain goût pour la violence et constituant le public de base d'artistes de reggae-ska jamaicain. 



Dix ans plus tard ils reviennent comme une version différrente du punk, une partie de cette jeunesse anglaise étant récupérée par le national front d'où la confusion établie entre skins et racistes éructants.

Bref, RAS pour moi c'est un disque acheté à 14 ans avec leur version comique hurlant " Kromozon 4" et leurs cousins de "l'infanterie sauvage" , c'est une spontanéité, une belle écriture et une gouaille de banlieusards parisiens.

Là , tout de suite il y a une espèce de fanfare dans ma rue, c'est bien, je respecte, ils doivent être heureux tout ça mais mes percus culturelles à moi c'est le punk, la oi! , le hardcore et tout ce qui s'est ajouté après parce que ce serait dommage de mourir cloisonné, qu'on a besoin d'écouter autre chose que de la colère aussi. C'est RAS, sherwood Pogo, LSD pour la france et bien d'autres d'ailleurs.

Le lien entre mes dessins et cette culture là il est...un peu masqué et pourtant...le punk c'est aussi des textes poétiques, une échappée, des envolées et pour les anglais surtout également des mélodies et chansons d'amour.

Je vais jeter de l'eau sur les percus et je reviens...




Une envolée, une échappée et des dessins, de l'image, partout beaucoup. Des pochettes de disques dessinées,des livrets avec des textes et les fanzines, des interviews,chroniques,photocopiées, agrafées, avec le temps on passe à l'impression mais au départ c'était colle, machine à écrire et photocopieuse. On se les envoyait par madame la poste qui était plus honnête et fréquentable à l'époque. Le courrier avait même  tendance à arriver.

J'ai grandi avec ça autant qu'avec Vian, le monty pythons,des gravures accompagnant le grand alexandre dumas , de la bande dessinée et quelques merveilles de films d'animation alors mes dandys en cravate et mes enfants perdus ils tiennent aussi de ces enfants perdus là.




Ce vendredi j'ai dessiné quelques jeunes gens à l'allure ad hoc, c'est compliqué de dessiner autre chose que mes poupées à l'effigie de mes émotions, ce risque toujours d'être un peu plat, un peu vide d'où mon à peu près impossibilité à dessiner pour autrui mais..Ca fait envie le clin d'oeil alors à toute vitesse, l'oeil sur le chrnomètre qautre personnages. La première version je la rate sur le dernier personnage, je pourrais scanner les trois autres mais les dessins, je les aime bien entiers alors rebelote et départ en trombe pour récupérer les impressions.



Marche rapide mais pas forcée parce que j'aurai bien souri, souri bien avec eux, par eux. Samedi matin fin de découpe, mini coloriage, petites reprises sur des ratages et je pars les poser près du Gibus, salle mythique parmi le mythe d'années 80 que je n'ai pas plus vêcu de l'intérieur que toutes les autres.

Ils finiront au dessus du lit en carton d'un monsieur de la rue, ils sont là pour sourire à qui ira là bas et dire merci à un bout de vie avant que dans quelques heures ce soit karaoké pour" punks, skins et totos oi". Ils vivront peu parce que le revétement decette vitre les chassera au bout de quelques heures,j'irai les réparer tout à l'heure , à moins qu'il ne soient tous partis comme celui qu'une main a dérobé cette nuit mais...on ne vole pasles souvenirs, on les partage (c'est une chute non?).