Biographie
















ABOUT FRED LE CHEVALIER


Just enough time to sprinkle his magic touch across the walls of Paris, which is blooming with his drawings, and Fred Le Chevalier's collages have turned into icons of Neo Street Art. His characters run, fly, dance... Some of them look like they're staring at us straight in the eye. His collages gather an explosive reputation, both among passers-by and the urban art community. Parisians cannot escape these images tickling their eyes. It's all about language, and elegant and refined graphics. Fred Le Chevalier’s urban interventions are identifiable among all. His drawings are instantly recognizable to anyone.
"I think that one of the most beautiful aspects of street art is that you put up something and you don't know whether it will be there for five minutes, or one year. It's part of the game to know that they might disappear, and it's part of the beauty to know that they will disappear, it is a paradox."
His drawings only deal with his feelings, dreams, desires and fears. Discovering his wall drawings, people create their own stories; see their own feelings.
When travelling, Fred Le Chevalier brings his characters with him. He has been to London, Berlin, Brussels, Athens, Lecce, Bari and a few other cities in France.

He has been a guest for Le M.U.R. project in Paris, where he was asked to create a new mural artwork. He therefore chose to draw a ball dance party. During the opening, 25 couples were dancing with original masks created for the day. Fred Le Chevalier loves surprises; he imagined a happening at the most avant-garde hotel in Paris, the L140, inviting musicians performing, and actors disguised as his characters, playing with shadows. For his first official exhibition in Paris, he asked a Champagne maker to create an original bottle for the occasion. Sharing sparkles with the visitors.
Eko Sato



Le temps de parsemer sa poudre de perlimpinpin, de fleurir les murs de Paris de ses images, les collages de Fred Le Chevalier ont mué en icônes du Neo Street Art.
Aériens, ils courent, Ils volent, ils dansent… certains, plus posés nous regardent droit dans les yeux. Ces personnages tapissent la capitale depuis plus de deux ans. A Belleville comme à Beaubourg ou à Montmartre. Des passages les plus discrets à l’exubérante toile via Face book, blogspot ou Instagram, ses dessins-collages connaissent une notoriété fulgurante aussi bien auprès des promeneurs que de la communauté de l’art urbain. Les Parisiens n’échappent plus à ces images qui chatouillent la rétine.
Tout est question de langage et par un graphisme élégant et épuré, Fred Le Chevalier a su instinctivement trouver son écriture. Ses interventions urbaines sont identifiables entre toutes.


Alter ego de papier : des cyclopes et des personnages tout droit sortis de la mythologie grecque, des enfants ou lutins masqués, couverts de bandages, d’autres à cornes … Fred Le Chevalier colporte au gré des ballades ces personnages qui peuplent son intime intérieur. Mi-enfants, mi-adultes, mi-hommes mi-femmes, ils nous charment dès qu’ils croisent notre regard. On les retrouve au hasard d’un passage, allures différentes mais déjà familiers, gracieux et bienveillants. Etranges et attachants. Une galerie de portraits en deux dimensions qui tangue entre quotidien prosaïque et essences chimériques. La bouche fermée, délicatement soulignée de rouge couleur baiser d’où nul mot n’échappe. Mais que se racontent-ils, quand ils courent en bande. Et après quoi courent ils ces jolis personnages ?

Fred le Chevalier touche par un sens du fabuleux qui le rapproche de Darger, peignant l’enfant dans un comportement adulte. Ou, s’agirait-il ici d’adultes aux attitudes d’enfants ? Le pouvoir du trouble rend ces œuvres captivantes. Notre regard est interrogé. Certains s’y attachent. D’autres se reconnaissent. Un jeu de miroir suggéré, comme le décrirait un certain Lacan. Mais ne soyons pas pompeux. L’imagerie de Fred le Chevalier est loin du ronflant et du pédant. Elle est cordiale.

Georges Bataille disait ‘Béni soit celui qui a préservé du désespoir un cœur d’enfant’.
Les personnages de Fred Le Chevalier sont nés sur de petits cahiers à dessin, sans esquisses ni gommages, spontanément, dans une phase de questionnement. Un jour, il y a environ cinq ans, le jeune trentenaire se libère de ses maux et laisse son bestiaire glisser de son âme. Puis, s’échapper de son appartement de banlieue parisienne. Il travaille dans une école le jour, et fait l’école buissonnière le reste du temps pour colporter sa grammaire, embrasser les murs, murmurer ses petites peintures. Jekyll colle les mauvais élèves le jour, Hyde colle son humeur la nuit.
Depuis, le Chevalier a élu domicile à Paris, il dessine, colle voyage…

De l’écriture de Fred Le Chevalier découle un jeu de métaphore omniprésent. Il rappelle le travail de l’artiste japonais Yoshitomo Nara, ces dessins déroutants et naïfs qui représentent des enfants qui font la moue et portent des couteaux. Ceux de Fred Le Chevalier portent des pots de fleurs en guise de chapeaux. L’agressivité directe n’y a pas place. Chez Nara comme chez Fred Le Chevalier, on observe des influences de l’art punk. Représentations qui derrière leur apparente innocence cachent un conflit métaphorique. Trames récurrentes de mélancolie ou de désespoir, d’attachement ou de liberté ; thèmes qui invitent à une recherche introspective d’identité.
Fred Le Chevalier serait-il un peu fou ? Oui, comme vous et moi. Monomaniaque ? Oui, comme vous et moi.

Ne grandissez pas trop vite, beau Chevalier des temps modernes.

Eko Sato – Juillet 2012